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Réunion CADEV du 2 juin 2007
COMPTE RENDU de la REUNION D'INFORMATION du 2 juin 2007 

100_4158.JPGSamedi 2 juin 2007 à 18h à Sospel, le CADEV (Collectif des Associations de Défense de l'Environnement des Vallées : Bévéra, Roya, Merlanson, Careï) a tenu sa première réunion publique d'information sur le projet de construction d'un centre de tri compostage d'ordures ménagères et autres, au Col de Castillon.

A cause de la pluie, la réunion initialement prévue dans les jardins de la Villa Amiel, s'est finalement tenue au Foyer Rural grâce à l'obligeance de la municipalité qui a mis la salle à disposition, même si Monsieur le Maire (et Conseiller Général), empêché, n'a pu y assister.

Une centaine de personnes ont participé à ce débat qui a permis de faire le point sur cet épineux problème.

L'animation de cette réunion a été assurée notamment par Madame Thouret, présidente de l'Association de Défense de Sospel, Messieurs Lambelain et Seigneur, vice-présidents, Monsieur Ferri, conseiller municipal d'Olivetta San Michele en Italie, Monsieur Lecuyer, président de l'Association pour la Défense de Castillon et de ses Sites et Monsieur Mazzafera, Monsieur J.L. Cotta de l'Association des Amis de Piène-Haute et Monsieur Périsi, secrétaire de l'Association du Col Saint-Jean.

r100_4148.jpgEn premier lieu, M. Lecuyer brossait l'historique du dossier et rappelait la farouche opposition des Castillonais à ce projet.

Mme Thouret dénonçait l'opacité régnant autour des études de faisabilité et rappelait la détermination du collectif à faire respecter les lois et le droit de l'environnement tout en soulignant l'importance de la reconnaissance de la biodiversité.

M. Tripodi, oléiculteur à Sospel envisageait les conséquences d'une telle usine de classe 2 sur l'agriculture biologique. Il soulignait également que le compost produit serait inutilisable tel quel en agriculture et nécessiterait un long traitement complémentaire.

Tout et son contraire a été dit à propos de l'implantation de cette usine de tri-compostage : tantôt considéré comme bouclé et définitif (cf. Nice-Matin du 11 janvier 2007), ce projet est annoncé comme encore à l'étude par les autorités de la CARF consultées. Cependant la somme énorme de 400 000 euros a déjà été budgétisée pour l'étude de ce seul site (cf. Nice-Matin du 24 mars 2007).

Les aberrations conceptuelles de ce projet sont tellement nombreuses qu'il serait fastidieux de les énumérer toutes. Citons toutefois les principales :

- l'existence d'une zone protégée Natura 2000 sur toute la commune de Castillon (préservation au niveau européen d'espèces protégées, phyllodactilus, gentiane de Ligurie entre autres). M. Mazzafera l'a très bien souligné et a détaillé le formidable potentiel que représentaient ces territoires communaux et les nombreuses retombées économiques sur le tourisme vert qui devrait dans le futur être le premier créateur d'emplois dans nos vallées ;

- l'emprunt de la RD 2566, route de montagne fragile par excellence, souvent coupée (cf. Nice-Matin du 9 mai 2007), étroite et dangereuse, déjà extrêmement fréquentée, qui devrait être sillonnée par les poids lourds devant acheminer les 60 000 tonnes annuelles (et remporter le compost, celui-ci étant inutilisable dans la zone de production). Soulignons l'éloignement du centre de tri-compostage du lieu de production des ordures (95% du tonnage étant produit par les villes côtières) et du coût induit ;

- la relation avec le centre d'enfouissement des déchets ultimes dans le vallon de Scuisse à Piène-Haute. Après une forte mobilisation de la population, des associations locales, M. Mauro Ferri (1er adjoint de la commune de d'Olivetta San Michele et membre du Comité Italo-français pour la défense des Eaux de la Roya et de la Bévéra) s'est fait le porte-parole de nos voisins italiens. Il a fait part à l'assistance de l'implication et de la vigilance des collectivités territoriales italiennes limitrophes et a assuré ses amis français de leur soutien. L'idée de cet enfouissement à Piène-Haute semble heureusement en passe d'être abandonnée. Cela rend encore moins logique l'implantation de l'usine à Castillon.

Un éclairage technique intéressant sur le problème du traitement des déchets a été fourni par Monsieur Vinciguerra (Conseiller Général de Grasse, président de la Commission préfectorale pour la révision du plan des déchets des Alpes-Maritimes). Il a dressé l'inventaire des solutions actuelles de traitement des déchets dans notre département. Le « tout incinération » n'étant plus envisagé, le tri-compostage apparaît comme la moins mauvaise solution. Il a également apporté son expérience sur le traitement des déchets ultimes et leur stockage. Il a enfin prôné un renforcement du tri sélectif à la base.

Etait présent également Monsieur Delerue, Président de l'ASPONA (Association pour la Sauvegarde de la Nature et des sites de Roquebrune-Cap-Martin, Menton et ses Environs) qui a confirmé que son association se tiendrait aux côtés du CADEV.

Un verre de l'amitié a clôturé cette réunion très constructive.

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